Quatre
piliers de la scène québécoise fusionnent pour créer du hardcore-métal
acoustique en français. Ils jouent avec leur tripes, crientleur
haine, frappent d’une puissance à décaper les murs. Il faut que ça
brasse…
et avec leur premier album éponyme sous l’étiquette indépendante
Indica Records, Les Ékorchés sont
mûres pour vous offrir la
plus grosse « Shot ça yeule» de 2007.
Ces
musiciens avertis sillonnent la scène musicale depuis plus de 20 ans. Ils ont
défriché avec leurs groupes
respectifs
les sentiers de la scène underground au Québec et à l’international. Ils
partagent la même passion du métal hardcore
en plus de sentir le besoin de dépeindre originalement les problèmes de la
société auxquels ils sont confrontés.
Et voilà, une « brosse », un coup de fil impromptu, une rencontre fortuite… et Les
Ékorchés sont nés.
Il s’agit
du «.screamer » Mark Vaillankourt de la
défunte formation hardcore B.A.R.F.; à la batterie nul autre que Michel
«Away » Langevin du légendaire groupe psychédélique-métal
Voivod; à la guitare acoustique amplifiée, l’intense
Pat Gordon des indescriptibles Ghoulunatics; et au
violoncelle, le passionné Philippe Mius d’Entremont de l’éclectique
formation Maruka.
À cent
mille lieux de vouloir créer un projet commercial de quatre rockers, ces bêtes
de scènes désirent simplement avoir
du fun et faire passer leur message lucide entièrement en français. Le plaisir
de renouer avec le hardcore oldschool
et
le livrer en utilisant des instruments acoustiques est une idée qui trottait
dans la tête de Mark Vaillankourt
depuis 15 ans. Il a trouvé des acolytes déchaînés pour donner vie à des paroles
crues, mélangées à un son
unique, enragé et performant.
Les
Ékorchés ne cachent pas la violence dans le contenu de leurs textes
avec des titres évocateurs comme D’la viande
cé murs, Shot ça yeule, Haine
ou
encore Amourir... mais au dire de Mark : « je
pense que j’ai toujours un message
positif. Je dénonce la « marde » . Ce n’est pas en fermant les yeux qu’on va
réussir à changer le monde. Je ne
peux pas en parler sans rajouter un « sacre », car je ne comprends pas le
comportement des pédophiles et des tueurs…
ma manière de l’exprimer, c’est en leur donnant de la « marde ». »
Dans l’extrait La Poly, la
rage du coeur est
directement vociférée à l’auteur du massacre : « …
k’est-ce ki à bien pu t’arriver pour vouloir toutes les tuer… jusk’à
kel point elles t’ont blessé pour vouloir t’en débarrasser… le monde ki hurle,
sont panikés, tu voulais toutes les
massakrer… maintenant ke ton sang est éklaboussé, y’a personne pour te pleurer;
il reste juste derrière toé une pleine
pognée de familles brisées… » Les quinze hurlements de l’album
représentent des prises de conscience concernant
l’atmosphère lugubre et pathétique que le groupe observe à tous les jours. Pour
Away : « C’est notre
façon
de s’impliquer en dénonçant les problèmes grandissants, car ce qui arrive
localement se passe aussi dans toutes
les grandes villes du monde. »
Et
cette fureur libératrice, Les Ékorchés s’apprêtent
à la répandre à travers la province dès le 27 février grâce à leur imposant
réseau de connaissance. La confiance accordée par Indica représente pour eux le
meilleur moyen de demeurer
intègres et honnêtes avec leurs racines et aller de l’avant car ils sont
conscients des vagues éphémères du milieu
musical malgré l’impressionnante relève qui ressurgit. Leur philosophie est
simple : ils font ce qu’ils ont à faire
et verront où cette aventure « acousticore » va les mener. Une chose est
certaine, ils veulent offrir aux fans « le plus
gros coup de poing sur la gueule qu’ils vont avoir mangé de l’année ! »
Enregistré
et mixé en octobre au studio Multisons avec le réalisateur Glen
Robinson (Voivod, Probot, AC/DC, Ramones
etc.), l’album du groupe sort le 27 février 2007.
Êtes-vous
prêts pour Les Ékorchés ?!? Ils vous attendent d’un pied ferme…